| > Le siècle est fou. Fou de lâchetés, de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on appelle "crise de civilisation" n'est en vérité que le refus apeuré de toute hauteur. ( Jean CAU) je tombe par hasard au coeur de ce week end sur cette citation connue de Jean CAU, qui en dit souvent plus long que nos journalistes contemporains sur ce qu'il faut penser de l'actualité judiciaire. Chirac est poursuivi, VILLEPIN jugé, et Pasqua Condamné, et les personalités jadis écoutées par l'élysée... notre monde serait il vraiment devenu fou??? quel rapport avec le droit de la santé? presque aucun ! à part que tandis que ceux là sont poursuivis, il en est d'autres qui peuvent impunément diffamer, injurier, critiquer, sans encourir ni sanctions, ni poursuites. mais c'est normal, ils sont chargés d'un service public... curieuse société qui fait qu'un ministre peut être pénalement condamné, un président de la république à la retraite poursuivi, mais un médecin conseil et un chef de service hospitalier ne peuvent pas être disciplinairement inquiétés... et si les puissants n'étaient plus ceux auxquels nous pensons spontanément... l'histoire, la petite, Un vénérable mandarin, un peu magicien, pouvant remplacer visages et mains ne supporte pas bien qu'en son fief s'installent d'autres médecins. ami des puissants, allié des seigneurs, quelque motif de protection de la santé, il va trouver pour diffamer. ainsi, à son suzerain, il se plaindra de ce que ces coquins sont des dangers publics créant partout la panique... diffamation? peut être?condamnation ? n'y pensez pas, mandarin n'est il pas? les miens, qui ne sont pas mandarins, et n'ont pas même fait allégeance au suzerain, à la justice en ont appelé, surs de leurs arguments bien juridiques. ce que leur avocat avait depuis longtemps compris, c'était sans doute que tout ceci n'était hélas que politique. il fut donc presque étonné que la justice, clémente et magnanime, ne le jeta en prison pour avoir osé intenter un procès à une personalité aussi publique, n'était il pas après tout chef de service? à ce ryhtme, voici que bientôt, il poursuivrait jusqu'aux très honorables médecins conseils eux aussi chefs de service.... magnanimes, ses juges se contentèrent de lui expliquer qu'en démocratie, on peut d'un côté tout dire, et de l'autre tout subir, ce ne sont juste pas les mêmes qui disent et qui subissent, voilà tout... c'est tout? pas tout a fait, pas tout a fait... l'avocat n'a pas dit son dernier mot, et à l'empereur de Strasbourg, il entend en référer, pour que celui ci soit comme souvent son précieux allié... Fabrice DI VIZIO Avocat à la Cour ( d'appel et pas du Roi) | ||
samedi 31 octobre 2009
billet d'humeur, billet d'humour
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